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Vous aviez dit les allemands..,l espagne les a malmenè.

 

Allemagne - Espagne : 0-1

L'Espagne s'impose logiquement et rejoint les Pays-Bas en finale. Une première pour la Roja qui a étouffé une Mannschaft orpheline de Müller et dominée collectivement. A 11 avec l'apport de Pedro, le champion d'Europe peut réaliser le doublé après l'Euro.

 

 

Foot - CM - Demie

L'Espagne a chassé l'Allemagne

Libre de tout marquage, Carles Puyol punit l'Allemagne sur   corner.(REUT)
Libre de tout marquage, Carles Puyol punit l'Allemagne sur corner.(REUT)

L'Espagne est en route pour un fantastique doublé. Exactement dix ans après l'équipe de France, la Roja, championne d'Europe il y a deux ans, entrera dans l'histoire du football si elle remporte le titre mondial dimanche à Johannesburg. La sélection de Vicente Del Bosque a validé son ticket pour la finale du Mondial sud-africain en dominant l'Allemagne ce mercredi à Durban (1-0) grâce à un but de Carles Puyol au milieu de la seconde période. Il n'y a donc pas eu de revanche de l'Euro pour des Allemands qui se sont inclinés pour la deuxième fois sur le même score. Les Espagnols affronteront les Pays-Bas lors d'une finale européenne aussi alléchante qu'inespérée il y a un mois.

Après avoir détruit et humilié l'Angleterre (4-1), puis l'Argentine (4-0), l'Allemagne a joué petit bras devant une Seleccion fidèle à elle-même. Explosive et incisive jusque-là, l'équipe de Joachim Löw a buté sur une équipe d'Espagne qui comme en 2008 a eu l'emprise du milieu. Face à une équipe allemande très regroupée et d'une extrême prudence, les efforts ibériques ont naturellement fini par payer. Villa (6e, 55e), Puyol (14e), Sergio Ramos (19e), Xabi Alonso (30e, 48e) et Pedro (45e et 58e) ont mis une pression d'enfer sur les buts de Neuer. C'était avant la délivrance, pour une fois non signée des crampons de Villa.

Le portier de la Mannschaft a fini par céder à moins de vingt minutes de la fin sur un corner de Xavi. Le défenseur catalan Carles Puyol a sauté plus haut que tout le monde pour mettre au fond le ballon d'un coup de tête rageur (72e, 1-0). Et il s'en est fallu d'un cheveu que Pedro ne double la mise dans la foulée (81e). L'Espagne a maîtrisé son sujet et mérite sa place en finale. Favorite, l'Allemagne est encore passée à côté. La quatrième étoile attendra. - D. Mi., à Durban.

 

«L'ambition espagnole récompensée»

Les réponses à vos questions de notre envoyé spécial, après la demi-finale remportée par l'Espagne (1-0) aux dépens de l'Allemagne.
Titularisé à la place de Fernando Torres dans le onze de départ de   Vicente del Bosque, Pedro a marqué des points en vue de la   finale.(REUT)
Titularisé à la place de Fernando Torres dans le onze de départ de Vicente del Bosque, Pedro a marqué des points en vue de la finale.(REUT)

«Trop peu emballante, l'Allemagne n'a pas su faire lors des 18 minutes restantes ce qu'elle n'a pas osé mettre en oeuvre en 72 minutes. Elle a récolté ce qu'elle a semé.»

«Pourquoi l'Allemagne a-t-elle été aussi attentiste ? (de budlight)
L'équipe de Joachim Löw avait décidé de ne surtout prendre aucun risque. Elle a assumé le fait de laisser l'Espagne dérouler son jeu, jusqu'à une certaine limite, fixée à 20 mètres de son but. Löw a sans aucun doute retenu le quart des Espagnols contre le Paraguay (1-0). Les Sud-Américains avaient défendu comme des morts de faim à dix derrière et joué le coup à fond lors de leurs rares contre-attaques. Et cela a failli marcher. La rapidité des contres allemands est une arme terrible et ils ont clairement misé dessus. Une tactique à double tranchant. Et ce qui devait arriver arriva : le but de Puyol, à la 72e, a mis fin au suspense. Trop peu emballante, l'Allemagne n'a pas su faire lors des 18 minutes restantes ce qu'elle n'a pas osé mettre en oeuvre en 72 minutes. Elle a récolté ce qu'elle a semé. L'ambition dans le jeu des Espagnols a été justement récompensée. Un succès pas du tout volé.

Qui a remporté le duel du milieu de terrain entre Schweinsteiger et la bande à Xavi ? (de panthaduprince)

Comme lors de la finale de l'Euro 2008, le milieu de terrain espagnol a étouffé celui de l'Allemagne. Les Allemands, qui n'étaient pas maîtres du ballon, ont été mis sous pression et ont fini par craquer. Comme le Chili, le Portugal ou plus récemment le Paraguay. Busquets, Xavi, Iniesta et Xabi Alonso ont comme d'habitude joué à la passe à dix tout en ayant un mal fou à trouver Pedro ou Villa dans la profondeur. Sauf qu'à force de chercher la lumière, on finit toujours par trouver l'interrupteur. Puyol a été l'éclaireur. Dans l'autre camp, Schweinsteiger, Khedira et surtout Özil ont paru méconnaissables. Ils ont été beaucoup moins tranchants que d'habitude, avec une incapacité réelle à sortir proprement les ballons interceptés. Cette fébrilité inhabituelle dans la transmission du ballon s'est avérée fatale.

«Pedro a tenté d'apporter de la vitesse, de la percussion, de la profondeur. Torres, qui a joué les dix dernières minutes, a du souci à se faire pour la finale.»

Y avait-il penalty à la 45e minute ? (de thisisbild)
Cette action a fait débat une poignée de secondes avant la pause. Bien lancé dans la profondeur par Klose, Özil s'est effondré quand il a pénétré dans la surface. Sergio Ramos l'a légèrement déséquilibré en lui touchant le pied gauche mais cette «marque d'affection» s'est déroulée quelques centimètres en dehors de la surface. Le milieu allemand a été déséquilibré avant de tomber cette fois à l'intérieur du rectangle. Bilan : il y avait faute (coup franc à la limite de la surface) mais pas penalty.

Qui a remplacé Müller et ce joueur a-t-il été à la hauteur ? (de oliverte15)
Assis en tribune au côté d'Oliver Bierhoff, Thomas Müller avait le malheur d'être suspendu pour cette rencontre. La révélation de ce Mondial, celui qui possède le meilleur ratio tirs/buts avec un taux de réussite de 57%, a été suppléé par Piotr Trochowski préféré, lui, à Cacau et Kroos. Le milieu offensif de Hambourg a connu un début de match très discret. A son actif lors des 45e premières minutes, un bon débordement après vingt minutes puis une frappe puissante que Casillas a magnifiquement détournée (32e). La meilleure occasion allemande de la première période. Invisible au retour des vestiaires, il est sorti à l'heure de jeu, remplacé par Kroos. Müller a donc beaucoup manqué.

Del Bosque a parié sur Pedro plutôt que Torres. Un bon choix ? (de chrisbérard)
La patience de Del Bosque a ses limites et Fernando Torres n'a pas survécu à quatre titularisations insipides. Le jeune Pedro a ainsi fêté sa 7e sélection contre l'Allemagne. Le petit prodige du Barça a débuté côté gauche avant de venir semer le trouble à droite, où il a fini par s'installer. Il a tout de suite été dans le bain et il a tenté d'apporter de la vitesse, de la percussion et parfois même de la profondeur. Mais il ne fut pas toujours en réussite, deux joueurs étaient constamment sur lui. Il a néanmoins pris confiance au fil des minutes avec notamment un tir dangereux bien capté par Neuer (45e). Il est revenu des vestiaires avec de belles intentions. Il s'est même parfois baladé au sein de la rugueuse défense allemande. Boateng a vite eu le tournis et Löw a mis fin à son calvaire en le remplaçant par Jansen. « Pedrito » a réussi l'exploit d'éliminer cinq joueurs sur son côté droit avant de servir Xabi Alonso, qui a frappé à côté (48e). Puis il a enchaîné deux frappes sur la même action (58e), une première fois repoussée par Neuer puis une seconde de peu à côté. Par excès d'individualisme, il a mangé la feuille à cinq minutes de la fin. Torres, qui a joué les dix dernières minutes, a du souci à se faire pour la finale.

David MICHEL, à Durban (Afrique du Sud)

 

100 000 euros de primes

Pour s'être hissés jusqu'en demi-finales de la Coupe du Monde, les Allemands toucheront chacun la somme de 100 000 euros, selon le montant des primes communiqué par la Fédération allemande avant la compétition. En cas d'accession en finale, ils auraient empoché 150 000 Euros, et 250 000 pour un titre mondial. (Avec AFP)

313 minutes d'invincibilité

Vainqueur de l'Allemagne (1-0) en demi-finale du Mondial, l'Espagne vient de battre son record de minutes d'invincibilité dans un Mondial. Les coéquipiers d'Iker Casillas n'ont pas encaissé de but depuis 313 minutes et la réalisation du Chilien Millar, à la 47e de la rencontre entre Furia Roja et Marea Roja. L'ancien record espagnol était de 282 minutes et datait de la Coupe du monde 1950.

 

«Beaucoup de maturité»

David Villa (attaquant): «Je suis très content. On a sorti notre meilleur match au meilleur moment. On aurait pu marquer plus de but ce soir mais c'est celui de Carles Puyol qui nous offre la finale. Il faut être champion maintenant!»

Xabi Alonso (milieu de terrain): «Il y a encore un pas à faire pour la gloire. Il fallait sortir un grand match et on l'a fait avec beaucoup de maturité. (...) Sur le but, Puyol saute comme un damné et il marque un but incroyable !»

Iker Casillas (gardien de but): «On a été supérieur. On a su contrôler le ballon, même sur les phases arrêtées comme les corners. L'Allemagne nous a permis de développer notre jeu.»

Gerard Piqué (défenseur): «On est très heureux. On a dominé pendant 80 minutes avant de souffrir. On va digérer tout cela, en profiter un peu avant de penser aux Pays-Bas dès demain.»

Joan Capdevila (défenseur): «Le football européen nous va mieux que les autres. On peut jouer comme on l'aime face à ce type d'adversaire. Être en finale, c'est génial. C'est un rêve.»

 

 

 

 

 

(lequipe.fr)

Le but en fichier gif signè (al-khadra.com)