La Grèce attendra encore un peu. Pour sa deuxième participation à une Coupe du monde, après celle disputée en 1994, la formation hellène espérait bien partir du bon pied, en gagnant face à la Corée du Sud. Mais après ses trois défaites subies aux Etats-Unis il y a seize ans, l'équipe d'Otto Rehhagel a encore perdu, samedi à Port Elizabeth (0-2). Elle n'a toujours pas marqué le moindre but en quatre rencontres, sur deux phases finales cumulées. A l'inverse, son bourreau du jour s'est parfaitement positionné pour une qualification en huitièmes de finale.
Avec leurs habituelles qualités de vitesse et de technique en mouvement, les Sud-Coréens ont fait merveille dans un Nelson Mandela Bay Stadium clairsemé mais baigné de lumière. Beaucoup plus vifs et entreprenants, ils ont très vite ouvert le score, suite à un coup franc excentré, repris de volée dans les six mètres par Lee Jung-soo (7e). Sans réaction ou presque, les Grecs ont rencontré les pires difficultés à contenir un adversaire virevoltant, à l'image de Park Chu-young (28e). A défaut du Monégasque, c'est finalement un autre Park, son capitaine Ji-sung, qui a un peu plus creusé le fossé entre les deux équipes. Suite à une grossière erreur de la défense grecque, l'attaquant de Manchester United est allé seul inscrire le deuxième but (52e).
Bien trop rares et trop peu dangereuses, les opportunités des champions d'Europe 2004 (44e, 45 et 82e), ont été galvaudées. Pour Theofanis Gekas (meilleur buteur des éliminatoires dans la zone Europe avec 10 buts) et les siens, une réaction dans le prochain match, contre le Nigeria, est déjà primordiale, sous peine de nouvelle élimination prématurée. Quant aux Coréens et leurs belles promesses, ils ont désormais droit à un joker. Ça tombe bien, face à l'Argentine, ils ne joueront pas leur peau. - H.S.
(lequipe.fr)
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