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La fin justifie les moyens ...

Le premier choc du groupe G n'a rien donné. La Côte d'Ivoire et le Portugal se sont quittés dos à dos (0-0). La crainte de perdre était plus forte que l'envie de gagner.

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Personne ne souhaitait perdre donc - logiquement - tout le monde doit être content. Le raccourci est un peu facile, certes, mais c'est tout simplement l'impression laissée par la Côte d'Ivoire et le Portugal (0-0), ce mardi à Rustenburg. Dans un groupe G que l'on annonce promis au Brésil, les deux prétendants au second ticket pour les 8es de finale n'ont pas su, ou pu, mettre leurs talents offensifs - pourtant nombreux - au service d'une rencontre que beaucoup avaient pris plaisir à imaginer spectaculaire mais aussi décisive pour la distribution du précieux sésame. Pour quel résultat au final ? Le deuxième score vierge depuis le début de la compétition et le sentiment désagréable de rester - encore - sur sa faim.

Des Elephants à la défense d'ivoire

S'il est encore trop tôt pour apprécier la patte de Sven-Göran Eriksson sur le jeu ivoirien (il a été nommé fin mars), la discipline tactique affichée par les Elephants est sans doute - déjà - la marque de fabrique du technicien suédois. Si le Portugal n'a pu trouver l'ouverture, C. Ronaldo en tête, c'est surtout dû à la rigueur du double rideau défensif (une ligne de quatre protégée par trois milieux récupérateurs) mis en place par le Scandinave. Ajoutez à cela l'impact et la puissance physique naturelle des Ivoiriens et vous obtenez un bloc rarement déstabilisé et particulièrement serein. C'est peut-être cette (nouvelle) force défensive qui pourra permettre à la Côte d'Ivoire de s'extirper de ce fameux groupe G. Avec le retour progressif de Didier Drogba (voir encadré), qui apportera un incontestable plus offensif, le système Eriksson peut s'avérer payant.

C. Ronaldo sous contrôle

Il était attendu, on l'a vu et il a encore déçu. Pointé du doigt pour son manque d'impact en sélection (0 but, 0 passe décisive en éliminatoires), Cristiano Ronaldo a beaucoup tenté. Sans réussite. Une nouvelle fois, ajouteront ses détracteurs. Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé. Il a provoqué balle au pied - sa spécialité - et cherché à faire la différence individuellement, descendant parfois très bas pour recevoir le ballon et lancer les offensives de son équipe. Mais, que ce soit à gauche, à droite ou dans l'axe, la star portugaise s'est heurtée à une défense concentrée et rugueuse. Et quand il est parvenu à se mettre en position, c'est le poteau droit de Copa Barry qui est venu le contrarier (11e). Le capitaine de la Selecçao a assumé ses responsabilités de leader, rameuté, replacé. Il a aussi pris des coups, s'est souvent retrouvé les genoux à terre et le nez dans le gazon. Il s'est surtout éteint au fil des minutes. A l'image du match. - Thomas SIMON

Autorisé par la FIFA à jouer avec son attelle, Didier Drogba est entré en jeu à la 65e minute. S'il a soulevé l'enthousiasme des spectateurs, étouffant l'espace de quelques secondes le bruit assourdissant des vuvuzela, l'attaquant ivoirien ne s'est pas mis en évidence, hormis sur une opportunité mal négociée en fin de partie. Pour lui, l'essentiel était déjà d'être là et cette reprise en douceur doit lui permettre de retrouver confiance et sensations.

(lequipe.fr)

Le tire de Ronaldo (al-khadra.com)