Le Paraguay s'en sort bien
Certains matches restent dans les mémoires. Ce ne sera pas le cas de ce soporifique Paraguay - Japon, si ce n'est pour les Guarani qui se qualifient pour la première fois de leur histoire pour les quarts de finale au bout du suspense... et de l'ennui.
Le Paraguay s'en sort bien
Oscar Cardozo est fou de joie : le Paraguay est en quarts de finale.(REUT)
Pour la première fois de son histoire, le Paraguay s'est qualifié pour les quarts de finale d'une Coupe du monde. Au terme d'une partie d'un faible niveau technique, les Guaranis ont fini par venir à bout du Japon (0-0, 5-3 tab). Mais que l'issue fut longue à se dessiner entre deux équipes disciplinées, défensives et souvent maladroites, la palme revenant quand même au Paraguay, dont les ambitions dans le jeu étaient franchement limitées. Tout a quand même fini par lui sourire lors de la séance de tirs au but. Le Japonais Komano a raté sa frappe, qui a heurté la barre transversale. Le Paraguay rencontrera en quarts de finale le vainqueur de Portugal - Espagne (mardi 20h30), samedi à l'Ellis Park de Johannesburg.
Au-delà de l'ennui qui a guetté les virages clairsemés du Loftus Versfeld, ce huitième de finale fut un festival de contrôles et de passes ratés. Les Samouraïs ont bien tenté d'enflammer les débats et d'élever le niveau, eux, mais leurs tentatives se sont souvent heurtées à un mur paraguayen. Okubo (1ere), Matsui sur la transversale (21e), Honda hors cadre (40e, 99e), Nagatomo (54e), ou encore Tanaka (63e et 113e) ont fait passer quelques frissons. Ne serait-ce que pour leur investissement, ils auraient mérité de se qualifier. Les Sud-Américains, qui ont réagi plus qu'agi, n'ont pas brillé par leur justesse. Barrios (20e, 64e), Santa Cruz (40e), Riveros (59e), Valdez (97e), et Barreto (101e) ont quand même, de temps en temps, approché la surface adverse. Sans réussite. Mais le destin leur a fait une fleur. - D. Mi., à Pretoria
«Dieu était avec nous»
Qualifiés pour les quarts de finale d'un Mondial pour la première fois de leur histoire, les Paraguayens sont conscients qu'ils ont eu de la chance. «Dieu était avec nous, s'est exclamé le sélectionneur Gerardo Martino, qui a éclaté en sanglots à la fin de la rencontre. Maintenant, nous voulons aller encore plus loin !».
De son côté, Oscar Cardozo a également remercié le ciel : «Je remercie Dieu d'être en quarts de finale, ce que l'on avait jamais fait. On est tous très heureux. En plus, j'ai marqué le tir au but vainqueur ! C'était très dur car le Japon aussi a de très bons joueurs.»
Okada : «Aucun regret»
Takeshi Okada déçu après l'élimination du Japon.(REUT)
Le sélectionneur du Japon, Takeshi Okada, espérait bien décrocher mardi une qualification historique pour les quarts de finale. Il était donc légitimement déçu après l'élimination quelque peu injuste des Samouraïs face à un pâle Paraguay. Dominatrice, son équipe a finalement flanché lors de la séance des tirs au but (0-0, 3-3 tab).
«Je n'ai aucun regret, a déclaré le technicien japonais avec son flegme habituel. Les joueurs ont été formidables, le Japon peut être fier d'eux. C'est moi qui suis responsable de cette défaite, pas eux. Je n'en ai pas fait assez pour leur permettre de gagner. C'est difficile de donner une raison pour expliquer cette élimination. Notre équipe n'est pas capable de se créer beaucoup d'occasions et on n'a pas su exploiter nos quelques occasions. Qu'est-ce que j'aurais pu faire de plus ? J'aurais dû davantage insister dans mon discours sur le fait qu'ils devaient gagner.»
S'il a avoué avoir du mal à «effectuer une analyse très poussée à chaud», Takeshi Okada n'a en revanche guère laissé planer de doutes sur son avenir à la tête de la sélection nippone. Ce huitième de finale était sans doute son dernier match à la tête des Samouraïs. «En ce qui concerne mon avenir, je n'ai pas grand-chose à dire, sinon que je ne pense pas qu'il me reste encore beaucoup de choses à faire à ce poste». Une page se tourne. - D. Mi., à Pretoria
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